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29 janvier 2013 2 29 /01 /janvier /2013 15:27

Le Champ Dolent, le roman de la terre

 

Réalisation : Hervé Baslé

avec : Jean Yanne (Jean-Baptiste), Yolande Moreau (Louise), Maurice Bénichou (Angelmon), Paul Crauchet (Jules), Antoine Basler (Jean-Baptiste jeune)

 

Jean-Baptiste et Louise sont paysans sur la ferme du Champ-Dolent. Des années 70 jusqu'à nos jours, ils vont vivre l'exode rural, la révolution agricole qui transforme peu à peu les paysans en agriculteurs et les fermes en exploitations agricoles...

 

 

Le menhir de Champ-Dolent est le plus important menhir dressé de Bretagne.

Situé sur la commune de Dol-de-Bretagne, il mesure près de 10 m de haut.

Ce menhir fait l’objet d’un classement au titre des monuments historiques depuis 1889

Il a été à une époque surmonté d’un Christ en croix.

 

 

Menhir du Champ-Dolent.                                

 

 

 

LA LÉGENDE DU MENHIR DU CHAMP DOLENT

Menhir du Champ Dolent - Dol de Bretagne (35)
 
Près de Dol se trouve le menhir du Champ Dolent. On dit qu’en ces lieux, une terrible bataille fut livrée entre deux frères et leurs armées. On dit aussi que ce combat fratricide fit couler tellement de sang que les flots versés suffirent à faire tourner la roue du moulin du vallon.
On dit enfin que le menhir serait sorti de terre pour séparer les deux frères et mit fin à l’hécatombe

 

 

La réalité : 


Le menhir du Champ Dolent : un exemple de christianisation réussie.
 

Le menhir du Champ Dolent est de dimensions impressionnantes.
9m30 du sol au sommet pour une circonférence de 8m70
à sa base et un poids estimé à 100 tonnes. Il daterait
du néolithique. Il pourrait venir du Mont-Dol à quelques kilomètres de là.
Le menhir a eut la chance de faire l’objet d’une christianisation.
Chance car pour les symboles païens les options se résument
souvent à christianisation ou destruction. Différentes images du
19ème nous montrent qu’une croix coiffa un temps le menhir.
Un témoignage de ce siècle nous apprend que cette croix
« succède à bien des autres depuis bien des siècles ». Par
ailleurs (au moins) deux légendes font du menhir un symbole
du divin. Notre légende, où nous avons vu que des variantes
en font une intervention divine, et la légende de la cathédrale
de Dol qui symbolise la victoire de l’église sur le Diable.
Enfin la croyance est aussi liée à la religion puisqu’elle
fait référence au jugement divin. Voici donc un bel exemple
de christianisation d’un lieu de culte celtique.

 

DOL DE BRETAGNE

 

 

Dol de Bretagne, Cathédrale Saint Samson

 

LE MONT DOL :

 

UN AN DE TRAVAIL SUR «LE CHAMP DOLENT» 

«Le Champ Dolent» a représenté un an de travail à temps plein pour G. Boutemy qui a cumulé différentes fonctions sur cette réalisation : conseiller animalier, régisseur d’extérieur et conseiller agricole. «Je devais trouver les véhicules, les objets adaptés aux différentes époques du film qui s’étale de 1914 à nos jours. Du fumier dans la cour à l’aménagement de gîtes en passant par le tracteur de 1950 et la stabulation de 1970.» Son rôle allait même jusqu’au casting des animaux et des quelque 300 «figurants techniciens», c’est-à-dire ceux qui devaient conduire les animaux, ramasser le blé, manipuler des outils... «J’avais un portefeuille à gérer». 

Il continue : «106 vaches différentes ont été sélectionnées pour le film. Pour l’époque de 1914, j’ai fait appel à un éleveur de petites bretonnes Pie noire avec des cornes. J’ai trouvé Rosalie, la Jersiaise mascotte du vacher dans le film, dans les Monts d’Arrée. Pour 1950, il m’a fallu chercher un troupeau de Normandes avec des cornes.» 

H. Baslé, soucieux de l’exactitude, a aussi demandé des conseils techniques à l’éleveur pendant l’écriture du scénario. «A un moment, il faut couper les cornes des vaches. J’ai exposé à H. Baslé trois méthodes (acide, cable ou scie), il a opté pour la troisième et un professionnel est venu réaliser l’opération sur le tournage.» 

Pour mener à bien ses responsabilités, G. Boutemy dispose d’un véritable réseau en toile d’araignée, «des gens sur qui on peut compter». Il a notamment fait appel à Jo- 
seph Gautier, un producteur de lait d’Argentré-du-Plessis, village où se situe la ferme du «Champ Dolent». Ce dernier se rappelle du jour où il a utilisé son tracteur pour dégager les voitures embourbées, ou encore quand il a amené de la paille pour que l’équipe de tournage puisse accéder au chemin boueux. Les joies de la Bretagne sous la pluie. 

L’agriculteur se remémore aussi la bonne humeur pendant le tournage. «Au début, nous appréhendions tous la rencontre entre nos deux mondes à priori opposés : l’agriculture et la télévision». Finalement, il n’y a pas eu de scission, au contraire. «Toutes les semaines, on trouvait une occasion de faire la fête autour d’un mouton grillé ou de «moules frites»...» J. Gautier annonce fièrement la représentation de sa famille dans le film : 4 générations ont joué. 

G. Boutemy a aussi demandé de l’aide à Henri Morel, producteur de lait et de porc à St M’Hervé. Ce dernier a prêté une trentaine de vaches Prim’Holstein et sa chienne de ferme «Yquem». Les agriculteurs, impressionnés notamment par l’efficacité de l’équipe, par les cascades, les décors, gardent un excellent souvenir de cette expérience. D’autant plus qu’Hervé Baslé dresse un portrait objectif et respectueux du monde agricole au fil des ans. Dixit les figurants qui ont eu le privilège de voir le film en salle il y a quelques mois. 

UN MESSAGE VRAI 

«Nous avons participé à l’opération avec notre cœur car le message véhiculé vers le grand public était plein de vérité», conclut G. Boutemy en évoquant vaguement un autre projet dans le cinéma pour le début de l’année prochaine. «Rien à voir avec l’agriculture cette fois.» Mais... «Silence, on tourne». 

Récits croisés de la vie paysanne sur un siècle 

Le «Champ Dolent» est une prairie où se dresse une pierre levée. «Un champ de la douleur qui a vu pleurer tant de monde. La pluie l’a moins arrosé que le chagrin des pauvres gens qui ont trimé dessus». La série télévisée d’Hervé Baslé s’articule autour de la vie complète d’un agriculteur : Jean-Baptiste, le narrateur du film. Le spectateur navigue du présent au passé. «Vue dans le souvenir, l’histoire prend une dimension plus forte et le présent vibre des échos du passé.» 

Le réalisateur mêle dans son histoire la rudesse des vies paysannes d’antan, la révolution terrienne, la fierté des agriculteurs pour leur métier et les secrets de famille. Le réalisateur a souhaité donner un ton juste à ce «roman de la terre». «La valeur documentaire sert de fond à l’histoire, comme un décor.» 

Agnès Cussonneau

 

 
 
 
  

LE CHAMP DOLENT EPISODE 3

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